13.08.2006

Les Egyptiennes ne resteront pas

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Les deux internationales égyptiennes qui s'entraînaient depuis quelques jours à Potsdam, Marwa El Hawat et Dina Abdel Halim, ne resteront finalement pas au club. Selon l'entraîneur, Bernd Schröder, la différence physique est encore trop grande.

Le bilan de la venue des jeunes filles du Caire a tout de même été positif et continue de montrer la dimension internationale que veut se donner le Turbine.

Les filles ont été accompagnées lors de ce voyage par le Dr. Sahar El Hawary, propriétaire du club du Caire, et qui s'occupe du football féminin en Egypte et dans la Ligue Arabe. Elle a été interviewée par Michael Meyer.

Qu'avez-vous retenu de votre passage au FFC Turbine Potsdam, Madame El Hawary ?
Le Turbine est une équipe très bien organisée. Lors des entraînements, l'accent est mis sur la force, la vitesse. C'est différent des clubs en Amérique ou au Brésil où l'on insiste plus sur la technique. Le Turbine travaille comme une machine.

Quelle est la principale différence avec le football féminin égyptien ?
En Egypte, nous devons travailler davantage le physique des joueuses. Nous avons de nombreux talents, techniquement parlant, qu'il serait intéressant de faire progresser physiquement.

Marwa et Dina ont pris des notes de chaque entraînement auquel elles ont assisté.
Oui, elles ont envie d'en profiter une fois de reotur à la maison. De plus, elles ont l'intention de devenir entraîneur plus tard, dans ce sens, elles ramènent le plus d'informations possible de Postdam.

Dans le championnat allemand masculin, on retrouve déjà de nombreux joueurs égyptiens. Les femmes pourront-elles aussi s'imposer en Bundesliga féminine ?
Je crois que cela va arriver plus vite que l'on ne le croit. Nous travaillons durement à améliorer le niveau du football féminin en Egypte, avec l'aide notamment de l'Allemagne comme par exemple le Botschaft ou l'institut Goethe. Tina Theune-Meyer, l'ancienne sélectionneuse allemande, est déjà venue chez nous pour nous donner des conseils. Nous allons essayer d'étendre encore ces contacts.

medium_060812_egypt.jpgQuel rôle joue le football féminin en Egypte ?
Notre équipe nationale a été créée en 1997, notre ligue nationale une année plus tard. Nous avons commencé avec six équipes, aujourd'hui il y en a douze réparties dans deux ligues. Au début nous avions des problèmes. Nous devions d'abord convaincre que les femmes aussi peuvent jouer au football. Mais les médias nous ont toujours soutenus et le fait d'avoir le droit de participer aux qualifications mondiales et olympiques nous a aussi beaucoup aidé. Aujourd'hui, le football est enseigné aux jeunes filles dans les écoles et des femmes arbitrent en deuxième ligue masculine.

Avez vous jouer au football vous même ?
Non mais j'ai été arbitre et j'ai participé au développement du jeu en Egypte.

D'où vous vient cette passion ?
Mon père Ezzat était un arbitre de la FIFA. J'étais la seule fille de la famille et il a toujours accepté ma passion en m'emmenant au stade.

A l'heure de votre départ, que retiendrez vous au sujet de Potsdam ?
Cela a été une très bonne occasion d'observer une des meilleures équipes européennes avec de nombreuses internationales. Nos deux joueuses et moi-même avons beaucoup appris à Potsdam. Nous voulons revenir et nous intégrer à la classe mondiale. Notre première visite peut déjà jouer un rôle important.

12.08.2006

Tout avait pourtant bien commencé...

Le parcours qualificatif de Juvisy lors du premier tour de la Coupe de l'UEFA avait commencé par une victoire sans appel. Sa défaite logique contre l'Espanyol lors de la deuxième journée les élimine prématurément de la compétition. Le FCF Juvisy est donc, comme en 2003, sorti dès le premier tour. Bilan de ces deux premières journées...

Première journée:
Groupe A1
sv Saestrum - ZNK Maksimir 7:0
Cardiff City - Dundalk WFC 2:0

Groupe A2
FCF Juvisy - KÍ Klaksvík Ítráttarfelag 6:0
Hibernian LFC - RCD Espanyol Barcelona 1:4

Groupe A3
1° Dezembro - Breidablik 0:4
SV Neulengbach - Newtownabbey Strikers 5:1

Groupe A4
KS AZS Wroclaw - SK Shkiponjat 4:1
Frauen Zuchwil 05 - HJK Helsinki 0:2

Groupe A5
SFK 2000 Sarajevo - ASD Fiammamonza 0:1
Universitet Vitebsk - Gintra Universitetas 1:0

Groupe A6
ZFK Mašinac-Classic Niš - Pärnu JK 6:1
KFC Rapide Wezemaal - ZNK Pomurje 5:0

Groupe A7
Alma KTZH - Rossiyanka 2:5
CFF Clujana Cluj - FK Slovan Duslo Sala 0:1
Groupe A8
Maccabi Holon FC - PAOK 1:1
Legend-Cheksil Chernigov - AEK Kokkinochovion Famagusta 4:0

Groupe A9
Gömrükçü Baku - 1. FC Femina Budapest 1:7
FC NSA Sofia - FC Narta Chisinau 3:1

Deuxième journée:
Groupe A1
ŽNK Maksimir - Cardiff City 2:3
sv Saestum - Dundalk 6:1

Groupe A2
Hibernian LFC - KÍ Klaksvík Ítráttarfelag 2:1
FCF Juvisy - Espanyol Barcelona 0:1

Groupe A3
SV Neulengbach - Breidablik 1:3
Newtownabbey Strikers - 1° Dezembro 1:7

Groupe A4
SK Shkiponjat - Frauen Zuchwil 05 1:3
KS AZS Wroclaw - HJK Helsinki 0:1

Groupe A5
Gintra Universitetas - SFK 2000 Sarajevo 1:1
Universitet Vitebsk - ASD Fiammamonza 1:0

Groupe A6
ZFK Mašinac-Classic Niš - ZNK Pomurje 3:2
Pärnu JK - KFC Rapide Wezemaal 0:7

Groupe A7
Alma KTZH - FK Slovan Duslo Sala 5:2
Rossiyanka - CFF Clujana Cluj 7:0

Groupe A8
Legend-Cheksil Chernigov - PAOK 5:0
AEK Kokkinochovion Famagusta - Maccabi Holon FC 0:5

Groupe A9
Gömrükçü Baku - FC Narta Chisinau 1:2
FC NSA Sofia - 1. FC Femina Budapest 0:1

L'Espanyol est donc désormais qualifié pour le prochain tour de la Coupe de l'UEFA où entreront en liste les grands favoris. Breidablik, l'Universitet Vitebsk et le HJK Helsinki ont également obtenu leur billet lors de cette journée et se retrouvent dans le groupe B1, celui du FFC Frankfurt.

10.08.2006

Une première pour Saskia Bartusiak

Saskia Bartusiak (1. FFC Frankfurt) a l'occasion d'effectuer sa première sélection en équipe A. Silvia Neid vient en effet d'appeler la jeune espoir pour les deux prochains matchs de qualification pour Chine 2007, à la fin du mois, contre l'Irlande et la Suisse.

La jeune joueuse représente déjà un grand espoir pour le football féminin allemand, et cela depuis maintenant quelques années. Sa progression est d'autant plus grande depuis qu'elle a quitté le chaos du FSV pour rejoindre le FFC l'an passé. Sa sélection tient sans doute à sa belle performance en Nordic Cup en juillet dernier, où elle a très bien tenu son rôle de capitaine de la sélection U-21 en menant son équipe à la victoire finale.

Alors que Bartusiak fait son entrée dans l'équipe A, certaines grandes joueuses sont mises à l'écart pour ces deux prochains matchs. La coéquipière de Bartusiak au FFC, Sandra Smisek, n'a pas été appelée par Silvia Neid. Sandra Minnert (Bad Neuenahr) n'a été placée que dans la réserve. Celia Okoyino da Mbabi (Bad Neuenahr) n'est pas présente non plus, elle disputera en effet le Championnat du Monde U-20 en Russie.

L'équipe sera menée comme à son habitude par Birgit Prinz qui fêtera sa 150ème sélection, à quatre unités du record de Bettina Wiegmann.

Silvia Neid:
C'est incroyable que Birgit ait, à seulement 28 ans, autant de sélections. Cela traduit seulement à quel point elle est importante pour nous. Elle est sans conteste la meilleure joueuse du monde. Elle peut individuellement changer le cours d'un match.

L'équipe complète:

Gardiennes:
Nadine Angerer 1. FFC Turbine Potsdam 40 -
Silke Rottenberg 1. FFC Frankfurt 119 -
Défenseuses:
Sonja Fuss FCR 2001 Duisburg 44 3
Ariane Hingst 1. FFC Turbine Potsdam 117 9
Steffi Jones 1. FFC Frankfurt 105 9
Annike Krahn FCR 2001 Duisburg 13 -
Bianca Rech FC Bayern München 12 -
Kerstin Stegemann FFC Heike Rheine 144 4
Milieux de terrain:
Isabell Bachor SC 07 Bad Neuenahr 18 3
Saskia Bartusiak 1. FFC Frankfurt - -
Kerstin Garefrekes 1. FFC Frankfurt 63 16
Renate Lingor 1. FFC Frankfurt 115 25
Navina Omilade 1. FFC Turbine Potsdam 42 -
Attaquantes:
Anja Mittag QBIK/Karlstad 25 2
Martina Müller VfL Wolfsburg 47 22
Conny Pohlers 1. FFC Turbine Potsdam 48 22
Birgit Prinz 1. FFC Frankfurt 149 94
Petra Wimbersky 1. FFC Frankfurt 50 11

Réserve:
Ursula Holl 1. FFC Frankfurt - -
Sandra Minnert SC 07 Bad Neuenahr 135 15
Jennifer Zietz 1. FFC Turbine Potsdam 6 -

09.08.2006

Un bon test tout de même

En match de préparation pour les Championnats du monde U-20, la sélection allemande a affronté le 1. FFC Frankfurt. Un match perdu mais dont elles n'ont vraiment pas à rougir...

Cette rencontre s'est disputé à Heusenstamm sur deux périodes de 40 minutes et a permis à Maren Meinert d'expérimenter ses joueuses. Elle a notamment pu donné du temps de jeu à chacune de ses trois gardiennes.

Du côté de Frankfurt, on a bien sûr bien observé la grande recrue de la saison, Petra Wimbersky. Celle-ci a bien tenu ses promesses, non seulement car elle a marqué le premier but mais également en étant à l'origine du second but de Louise Hansen. Fraîchement arrivée, Silke Rottenberg a également fait une très bonne prestation.

1. FFC Frankfurt: Rottenberg (41. Holl) – T. Wunderlich (50. Jannermann), Zerbe, Künzer, Hansen – Affeld, Marciak (41. Kliehm), Lingor (41. Bartusiak), Garefrekes – Wimbersky (66. Hartel), Smisek
Entraîneur: Dr. Hans-Jürgen Tritschoks
Allemagne U-20: Rinkes (26. Holz / 59. Brammer) – Höfler, Peter, Schiewe (41. Haye), Schlanke (41. Schröder) – Goeßling, Kessler (41. Maier), Weber, Oster – Laudehr (41. Blässe), Neumann
Entraîneur: Maren Meinert
Buts: 1:0 Wimbersky (12.), 2:0 Hansen (25.)

Retrouvez les photos de cette rencontre sur le site de FanSoccer, ici.

06.08.2006

Essi Sainio est enfin arrivée !

medium_060804_essi.jpgLa situation commençait à traîner en longueur. Elle s'est enfin réglée ce mercredi. Avec 20 minutes de retard, très fatiguée mais heureuse d'arriver à Potsdam, l'internationale finlandaise Essi Sainio a été acceuillie à l'aéroport de Berlin par le co-entraîneur Dirk Heinrich et sa future coéquipière Britta Carlson.

"Je suis très heureuse d'être enfin ici, mais pour le moment je me sens encore un peu perdue", a constaté la jeune femme de 19 ans. Après de longues semaines de négociations avec son ancien club, elle a finalement signé un contrat de trois ans. Elle qui est capable de jouer à toutes les positions, mais qui se sent cependant plus à l'aise en tant que milieu droit, portera le numéro 10 au Turbine.

Pour concrétiser tout ça, Essi s'est rendu à son premier entraînement l'après-midi même. Elle n'a pu faire connaisssance qu'avec une partie très réduite de l'effectif, les internationales A et U-20 n'étant pas à Potsdam cette semaine. Son entraînement s'est donc résumé à un simple footing en compagnie de Peggy Kuznik, Inken Becher, Aferdita Podvorica, Aferdita Kameraj, Christina Bellinghoven, Desiree Schumann et Anna-Sophie Fechner.

Tous les regards sont désormais tournés vers elle qui repartira déjà dans son pays le 12 août. Sa sélection U-20 se regroupe à Helsinki pour ensuite rejoindre Moscou où la Finlande disputera son premier Mondial U-20. Lors de cette compétition, elle aura sans doute également l'occasion de rencontrer d'autres de ses futures coéquipières, Monique Kerschowski, Babett Peter, Juliane Höfler, Josephine Schlanke et Carolin Schiewe faisant parties de la sélection allemande U-20.
Photo : Essi Sainio au centre entourée de ses coéquipières Britta Carlson et Aferdita Podvorica, par Nadine Bieneck (cliquez pour agrandir)

L'Italie n'a vraiment eu aucune chance...

medium_060803_dtl-ita.jpgLa sélection nationale allemande a rencontré la Squadra Azzurra en match amical jeudi soir à Krefeld. La partie s'est soldée sur le score terrible de 5:0 grâce aux buts de Prinz, Garefrekes, Bachor et Müller.

Avec les absences de Renate Lingor (problèmes de genou), Britta Carlson (en convalescence après son opération du ménisque), Steffi Jones (qui se trouve en vacances) et Sandra Minnert (raisons familiales), l'équipe de Silvia Neid s'est présentée remaniée devant les 15 746 spectateurs du Grotenburg-Stadion.

Un remaniement relatif tout de même car il n'a fallu que 2 minutes à Birgit Prinz pour donner la couleur. Prinz, récemment courtisée par le Real Madrid (elle affirme cependant que personne ne lui a parlé pour le moment), remet ça 20 minutes plus tard sur un geste de genie de sa partenaire au 1. FFC Frankfurt, Sandra Smisek.

Après la pause, Navina Omilade (1. FFC Turbine Potsdam) entre sur le terrain en remplacement de Celia Okoyino da Mbabi ( SC 07 Bad Neuenahr), Isabell Bachor (SC 07 Bad Neuenahr) à la place de Conny Pohlers (1. FFC Turbine Potsdam) et Petra Wimbersky (1. FFC Frankfurt) à la place de Sandra Smisek (1. FFC Frankfurt).

Consciente de l'opportunité d'une telle sélection, Isabell Bachor saisit très bien sa chance à la 72ème sur un très mauvais contrôle de la gardienne italienne. Elle est imitée en fin de match par une autre grande joueuse que l'on voit malheureusement trop peu en sélection, Martina Müller (VfL Wolfsburg).

Une telle victoire en pleines vacances est de très bonne augure pour le prochain match qualificatif de l'Allemagne pour Chine 2007, le 26 août prochain. Lors du match aller, le 10 mai à Cottbus, l'Allemagne s'était imposée 1:0.

03.08.2006 Allemagne - Italie à Krefeld/Allemagne 5:0 (2:0) (Match amical)
Allemagne: Rottenberg - Stegemann, Krahn, Hingst, Fuss (73. Rech) - Pohlers (46. Bachor), Garefrekes (77. Zietz), Okoyino da Mbabi (46. Omilade), Mittag (73. M. Müller) - Prinz, Smisek (46. Wimbersky)
Italie: Brunozzi - Valeri, Tavalazzi, Turra, Cassanelli - Pini (76. Domenichetti), Tuttino, di Filippo, Zorri - Gabbiadini (70. Iannella), Lina Marsico (46. Fuselli)
Buts: 1:0 Prinz (2.), 2:0 Prinz (22.), 3:0 Garefrekes (51.), 4:0 Bachor (72.), 5:0 M.Müller (89.)
Cartons jaunes: Tavalazzi, Lina Marsico, Valeri
Carton rouge: Valerie (86., fautes à répétition)
Arbitre central: Schumacher
Spectateurs: 15 746

04.08.2006

Pizzala : "Tout peut arriver !"

medium_pizzala_itw_1.jpgAprès un Championnat d'Europe de Football Féminin U-19 de l'UEFA de toute beauté, la capitaine française Caroline Pizzala avait bien mérité un peu de repos. Chez elle, à Marseille, la jeune Bleuette a retrouvé les siens et essayé à leurs côtés d'oublier la gifle reçue des pieds allemands en finale (0:3). La défaite à peine digérée, la voici à nouveau fin prête pour démarrer la préparation du Championnat du Monde de Football Féminin U-20 de la FIFA, Russie 2006. Une compétition qu'elle aborde avec détermination et ambition.

Caroline, avec une dizaine de jours de recul, cette finale perdue face à l'Allemagne est-elle définitivement oubliée ?
Oui et non. D'abord parce qu'en rentrant chez moi, j'ai voulu revoir le match en vidéo. C'est toujours intéressant de regarder ce qui a marché ou non. Et j'avoue que le score est dur à avaler. Même si athlétiquement les Allemandes nous étaient supérieures et qu'elles méritaient la victoire, le 0:3 est un peu sévère. Alors ça me reste un petit peu en travers de la gorge. Et puis chaque fois que je croise quelqu'un dans la rue, on m'en reparle. Et ça commence un peu à me fatiguer (rires).

La France avait déjà perdu la finale du dernier Championnat d'Europe de la catégorie. Y voyez-vous comme une malédiction et y aviez-vous pensé dans la préparation de cette rencontre ?
Honnêtement, nous avons surtout pensé au fait que depuis cinq ans, la France a toujours été présente dans les quatre meilleures nations de football féminin en catégories de jeunes. C'était donc plus une source de motivation que de crainte. Nous nous devions de bien représenter notre pays.

Avant cette finale, la France n'avait encaissé qu'un seul but dans la compétition. Comment expliquez-vous cette force défensive ?
C'est tout simplement l'ensemble de l'équipe qui fait les efforts ensemble. Au début de la saison, nous avions pas mal de problèmes défensifs à régler. D'autant qu'il était difficile de trouver des arrières parmi les jeunes de notre catégorie. Alors nous avons beaucoup travaillé ce domaine pour essayer de trouver un équilibre. Et quant on finit par afficher un tel bilan, c'est le signe de la réussite de notre préparation.

Comment présenteriez-vous cette équipe de France ? Quelles en sont les principales individualités ?
La notion de groupe est très importante entre nous. Alors on essaie de toutes se fondre dans le collectif et de bien vivre ensemble. Même si certaines joueuses se dégagent plus que d'autres, elles essaient toujours de se mettre au service de l'équipe.

medium_pizzala_itw_2.jpgEt quel est votre style de jeu ?
Il faut bien avouer que nous n'avons rien d'une équipe nordique. Nous ne savons pas courir après le ballon et tacler. Notre force, c'est de poser le jeu, de ne pas perdre le ballon et de développer des actions construites. Nous ne travaillons que très rarement le jeu long. Notre force est notre technique.

Avant le rassemblement de ce jeudi, vous aurez passé quelques jours dans votre famille. Aviez-vous besoin de cette coupure entre le Championnat d'Europe et Russie 2006 ?
Il n'y a pas le moindre doute, même si je n'ai pas totalement coupé. Le coach nous avait donné un programme de maintien pour ne pas avoir à recommencer toute la préparation. J'habite à Marseille alors cela me permet d'aller à la plage avec ma famille ou mes amis. J'essaie de parler le moins possible de football. Disons que j'accepte de discuter, mais pas non plus pendant trois heures (rires).

Vous allez donc vous retrouver ce jeudi à Ploufragan, en Bretagne. Comment abordez-vous ce stage ?
D'abord il va falloir intégrer les nouvelles puisque le Championnat d'Europe étant une compétition U-19 et le Championnat du Monde est lui ouvert aux moins de 20 ans. Il s'agit de certaines de celles qui avaient été vice-championnes d'Europe l'an dernier. Cela ne posera pas le moindre problème au niveau humain puisque nous nous connaissons toutes depuis pas mal d'années. En revanche, il va falloir trouver de nouveaux automatismes sur le terrain.

Dans cette optique, pensez-vous que deux matches amicaux soient suffisants ?
Un, cela n'aurait pas été assez, trois sans doute trop… Disons que le temps de préparation est assez court alors nous n'avions pas trop le choix. Ma seule interrogation concerne ce premier match dès vendredi (contre Juvisy), à peine un jour après notre arrivée en stage. Sinon celui contre le Mexique, la veille de notre départ en Russie, est idéal. Le coach va pouvoir faire tourner. Il faudra éviter les blessures bêtes de dernière minute.

Est-ce la première fois que vous irez en Russie et sentez-vous une excitation particulière monter ?
J'adore voyager et je mesure la chance que je j'ai de pouvoir le faire dans de telles conditions, avec la sélection nationale de mon pays. C'est la première fois que j'irai en Russie et le seul regret que j'ai, c'est que je sais déjà que nous n'aurons pas le temps de visiter. Nous allons tout de même essayer de découvrir au maximum cette nouvelle culture, une nouvelle façon de vivre sans doute. Ce sont de merveilleuses expériences à vivre, surtout à mon âge. Je ne sais pas si une telle opportunité se représentera un jour.

Pour en revenir à ce Championnat du Monde de Football Féminin U-20 de la FIFA, comment jugez-vous le Groupe C, dans lequel vous évoluerez en compagnie de la RD Congo, des Etats-Unis et de l'Argentine ?
Les Américaines sont indéniablement les favorites de cette poule. C'est en tout cas le plus prestigieux de nos adversaires. Je me souviens les avoir déjà affrontées à 17 ans. C'était à l'occasion de ma première sélection internationale. Il pleuvait des cordes mais on nous avait obligé à jouer en raison du long déplacement qu'elles avaient fait jusqu'en France pour jouer ce match. Les Etats-Unis, quelle que soit la catégorie, cela reste toujours une grande nation de football féminin. En revanche, je dois bien avouer que je ne connais rien de l'équipe d'Argentine, et encore moins du Congo...

medium_pizzala_itw_3.jpgQuel sera votre objectif en Russie ?
Le minimum sera bien évidemment de passer le premier tour. Mais pour la suite, nous partons loin des favoris de cette compétition. Il y a de grosses écuries comme le Brésil, les Etats-Unis, l'Allemagne… Mais dès les quarts de finale, ce sont des matches à élimination directe et tout peut arriver. Lorsque l'on voit les garçons à la récente Coupe du Monde en Allemagne... Je dois bien avouer qu'après les deux premiers matches, je ne pensais même pas qu'ils passeraient le premier tour. Et puis ils nous ont tous fait mentir en élevant leur niveau au fil des matches. Cela doit être un exemple pour nous.

On imagine enfin que vous aimeriez retrouver l'Allemagne à un moment ou un autre dans ce tournoi ?
Ce sera une source de motivation supplémentaire pour nous. Lorsque l'on reste sur un échec comme celui que nous avons subi, on veut souvent vite réagir et oublier cela. Nous savons que cette équipe allemande ira loin et si nous la rencontrons, cela prouvera que nous aussi sommes allés loin… (Malicieuse) En tout cas moi, j'aimerais beaucoup prendre ma revanche.
Source : FIFA.com

03.08.2006

Les jeunes Argentines se prennent à rêver

medium_argentina_training.jpgAlors que le Championnat du Monde de Football Féminin U-20 de la FIFA, Russie 2006 approche à grands pas, l'Argentine apporte la dernière touche à sa préparation, avec le professionnalisme que requiert une compétition d'une telle ampleur. Si elles n'ont que peu d'expérience dans la catégorie, les protégées de Carlos Borello affichent de grosses ambitions.

Afin de prendre la température du groupe, FIFA.com s'est entretenu avec l'épine dorsale des Albicelestes : la gardienne Elisabeth Minnig, la défenseuse et capitaine Eva González, la milieu axiale Florencia Quiñones et l'attaquante Ludmila Manicler.

Dans les starting-blocks
L'Argentine débutera sa campagne le 18 août à Moscou, face à la France. "Nous sommes bien préparées, le groupe est solide, il a confiance. Personnellement, je suis impatiente, bien sûr, car comme mes coéquipières, je jouerai mon premier Championnat du Monde. Représenter son pays, c'est la meilleure chose qui puisse arriver, mais là-bas, nous nous rendrons très vite compte de ce que ça signifie vraiment", estime González. Mais son statut de capitaine lui interdit de se laisser dominer par l'émotion : "Bien sûr, c'est une grosse responsabilité et j'espère être à la hauteur de ce que l'on attend de moi", ajoute la défenseuse, qui, avec trois ans en sélection, est la plus expérimentée des quatre cadres.

Minnig reconnaît elle aussi une certaine impatience : "Défendre les couleurs de son pays, c'est comme réaliser un rêve. Il me tarde vraiment que la compétition commence. J'ai hâte d'être au match contre la France". La gardienne avait abordé les qualifications au Chili avec le statut de remplaçante, mais à la veille du coup d'envoi, Borello lui a annoncé sa titularisation. "Il m'a demandé comment je me sentais, je lui ai dit que j'étais bien et j'ai joué. Par chance, j'ai été performante. J'espère encore être à la hauteur au Championnat du Monde", glisse-t-elle

Manicler se dit sereine car "l'équipe sait ce qu'elle a à faire. On a une philosophie de jeu qui consiste à construire le jeu depuis l'arrière ; il va falloir respecter cela, comme nous l'avons fait au Chili. On va sentir la différence avec les équipes de professionnelles, mais on a presque battu le Brésil, alors on peut se montrer optimistes quant à nos chances".

Un premier match décisif
Quiñones ne se fait pas prier pour analyser la composition du Groupe D. "La France est une bonne équipe, qui joue un peu comme nous, avec le ballon à terre. Elle est championne d'Europe. Ce match sera décisif pour la qualification. Les Etats-Unis, c'est du solide, que ce soit physiquement ou techniquement, les Américaines sont loin devant. Les Congolaises, on sait qu'elles sont solides et qu'elles courent beaucoup. Il va donc falloir s'attacher à mettre notre jeu en place."

Transition parfaite pour évoquer les forces et les faiblesses de cette équipe d'Argentine. Quiñones s'y attelle : "Ce groupe est très uni. Nous sommes convaincues que nous pouvons faire la différence techniquement. Physiquement, on est bien préparées, mais on part avec un léger désavantage face à nos adversaires, qui sont grandes et puissantes. Il va donc falloir éviter la confrontation physique". Minning, qui dispose d'une vision plus globale depuis ses cages, ajoute : "Il y a également une différence en termes de vitesse. Par exemple, les Américaines, en plus d'être grandes, sont rapides. Si tu leur laisses l'avantage, c'est fini".

L'Argentine a récemment reçu la visite de la sélection néo-zélandaise, elle aussi qualifiée pour Russie 2006. Sur les deux matches amicaux disputés, les Albicelestes ont concédé un nul 2:2 (buts d'Analía Hirmbruchner et de Johana Bracamonte) et se sont imposées 2:1 (Vanesa Beratz et Hirmbruchner). "C'est puissant et c'est rapide. Ces matches nous ont confirmé que si nous gardons la balle au sol, nous pouvons faire quelque chose", affirme Minning.

Rêver, c'est gratuit
Interrogée sur les objectifs de l'Argentine, Manicler affiche une belle confiance : "Je sais que nous allons faire de notre mieux, mais, surtout, que nous allons passer le premier tour. Si l'on doit perdre, ce serait bien que ce soit en pratiquant un beau football". Et Minning de surenchérir : "Nous voulons donner une bonne image de l'Argentine et nous faire respecter dans le monde entier".

Quiñones rêve quant à elle de titre mondial, même si elle est consciente que ce sera "très, très difficile". Et González de conclure : "Personne ne pourra casser mon rêve. Si on prend conscience que c'est un Championnat du Monde, si on part dans les mêmes conditions que les autres équipes et si on s'applique à bien jouer, je crois qu'on pourra devenir la surprise de la compétition".
Source : FIFA.com

02.08.2006

La RDP Corée qualifiée pour Chine 2007

La RDP Corée a composté son billet pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Chine 2007 après avoir battu le Japon dans le match pour la troisième place de la Coupe d'Asie Féminine de l'AFC 2006 à Adelaide. Grâce à cette victoire, la RDP Corée est la troisième équipe asiatique à gagner sa place pour le rendez-vous mondial de l'an prochain après l'Australie, qui avait assuré sa qualification dès jeudi, et la Chine en tant que pays hôte.

Dans le match décisif pour l'attribution de la troisième place, les Coréennes prenaient l'avantage dès la 23ème minute grâce à Ri Un-suk qui mettait ses coéquipières sur la voie d'un troisième succès en 11 confrontations face aux rivales japonaises. Ri Un-gyong y allait ensuite de son doublé aux 33ème et 39ème minutes pour mettre la Corée sur la voie royale.

Le Japon revenait bien à 3:1 avant la mi-temps par l'intermédiaire de Kozue Ando (43ème), puis 3:2 en toute fin de match grâce à Yuki Nagasato (89ème), mais la RDP Corée tenait bon dans les dernières minutes et conservait le score qui la qualifiait pour l'épreuve reine en terres chinoises.

Les joueuses de Kim Kwang seront donc du rendez-vous mondial l'an prochain tandis que pour les Japonaises, tout n'est pas encore perdu. Elles devront en effet jouer un match de barrage contre une équipe de la CONCACAF et pourraient bien devenir la quatrième équipe qualifiée pour Chine 2007.
Source : FIFA.com

01.08.2006

Verts, très verts, les Kiwis !

medium_nz_girls_trophy.jpgPour sa toute première participation au Championnat du Monde de Football Féminin U-20 de la FIFA, la Nouvelle-Zélande aligne l'une des plus jeunes équipes du tournoi.

Fort du titre de championne d'Océanie remporté brillamment par ses protégées, l'entraîneur John Herdman emmène en Russie 21 néophytes des phases finales, dont pas moins de trois joueuses de 15 ans (Annalie Longo, Caitlin Campbell et Merissa Smith). Six autres des footballeuses sélectionnées ne sont guère plus âgées puisqu'elles pourront disputer la prochaine compétition phare des juniors dans deux ans.

L'équipe de Herdman devrait être la plus jeune du tournoi russe. Sa moyenne d'âge de 16,6 ans est inférieure de près de deux ans à celle du précédent rendez-vous mondial des juniors féminines, Thaïlande 2004, à l'époque réservé aux U-19.

Les Néo-zélandaises entreront en lice le 17 août, au stade Petrovsky du Zenit de Saint-Pétersbourg. Le premier match du Groupe A les mettra en présence d'une vieille connaissance, l'Australie, ex-membre de l'OFC aujourd'hui affiliée à la Confédération Asiatique de Football. Trois jours plus tard, elles affronteront l'équipe hôte, la Russie, avant de croiser le fer avec le Brésil, grand favori de la compétition, lors de leur dernier match de groupe, le 23.

La plupart des joueuses vivent et jouent ensemble depuis janvier, aussi Herdman, de retour avec les Kiwis d'une tournée fructueuse en Argentine, se sent-il optimiste. "Elles devront se jeter à fond dans la bataille pour atteindre l'objectif qu'elles se sont fixé, autrement dit les quarts de finale, commente Herdman, qui n'a pas oublié le sévère 4:0 infligé par les Matildas à son équipe en février. Mais elles forment un groupe très soudé, une famille, et elles y croient. Aucune d'entre elles ne doute de pouvoir battre l'Australie, la Russie et le Brésil."

Outre la sélection de quatre joueuses qui n'ont pas pris part aux éliminatoires disputés aux Iles Samoa en mars, Herdman a choisi d'éliminer la gardienne Ashleigh Cox de la formation qui s'est emparée du championnat régional grâce à un record de 34 buts inscrits pour un seul encaissé. Ce fut, dit-il, l'une des décisions les plus difficiles de sa vie d'entraîneur.

A présent, le coach juge son équipe fin prête à faire ses débuts dans l'épreuve reine face à l'Australie, l'ancien gros bras de la région, qui en est à sa troisième participation au championnat du monde. Les Kiwis quitteront Auckland le 6 août et feront escale aux Pays-Bas, où elles joueront deux matches amicaux, avant de rejoindre la Russie le 13.

L'équipe (provisoire) :
Gardiennes : Aroon Clansey, Bianca Mori
Défenseuses : Julia Baldwin, Hannah Bromley, Abby Erceg, Emma Harrison, Hannah Rishworth, Petria Rennie
Milieux de terrain : Caitlin Campbell, Katie Hoyle, Maggie Lankshear, Annalie Longo, Ria Percival, Ali Riley, Kirsty Yallop
Attaquantes : Helen Collins, Sarah Gregorius, Emma Humphries, Emma Kete, Renee Leota, Merissa Smith
Source : FIFA.com

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